Un de mes vieux démons...

Non, je ne change pas le sujet de mon blog pour m'auto-psychanalyser. La figurine d'aujourd'hui est celle d'un démon de Citadel que j'ai achetée il y a bien longtemps, peinte à la peinture enamel, puis donnée à Jean-Philippe et récupérée en mai 2019. J'ai toujours apprécié cette figurine, représentation classique d'un démon ailé avec une fourche. Pas de hasard, elle appartient à la série C18 Night Horrors dont je vous ai déjà vanté les mérites.

C18 - Night Horrors - 11 - Demon - 1986 (3)

C18 - Night Horrors - 11 - Demon - 1986 (2)

Pour la couleur de peau, je n'ai pas cherché l'originalité : du Mephiston Red pour la base, Carroburg Crimson pour le shade et Evil Sunz Scarlet pour le layer. Je vous les donne dans l'ordre : on peint d'abord toute la peau avec le rouge de base. Quand c'est sec (ça va très vite avec l'acrylique, pas plus de deux minutes) on repasse tout avec le shade (en insistant sur les creux) : cette soupe de peinture très liquide et très pigmentée reste très peu sur les reliefs et s'incruste dans les replis, simulant les ombres. Cette mixture prend plus de temps à sécher, vu qu'elle est plus liquide. Ensuite on peut brosser à sec avec une couleur plus claire, mais le brossage donne un aspect particulier, un peu moucheté, usé, sale. De plus en plus, je préfère passer un layer très dilué sur les parties saillantes. Le diluer permet de jouer sur la transparence de cette couche et de réaliser des dégradés du plus sombre (le shade) au plus clair (le layer). On peut améliorer les dégradés en ajoutant des couleurs intermédiaires ou passer un glacis qui va uniformiser le tout et masquer les coups de pinceau. Pas vraiment facile, je continue à essayer de progresser, je vous montrerai demain avec une figurine terminée hier.

On peut se poser la question : pourquoi diable (humour) simuler les ombres et les reliefs, vu que la figurine est en relief ? J'ai lu sur le livre Figopedia traitant de la lumière en peinture que les petits objets captent moins bien cette lumière que les grands. Un vêtement de taille humaine de couleur unie présente une infinité de tons différents dans ses différents plis, entre le haut plus éclairé par un soleil au zénith et le bas, sous les bras, etc. Cette palette de couleurs n'apparaîtra pas naturellement sur un vêtement en 25 mm, il faut donc la recréer.

Je n'ai pas voulu peindre les ailes de la même teinte que la peau, j'ai opté pour une couleur évoquant le cuir, pas sûr que ce soit une bonne idée.

Demain : qui a inventé le hockey sur glace ?